Catégories
Conseils Informations

Délais et conditions pour une libération de faillite

Résumé SGE – Libération de faillite :

  • ✅ Libération automatique après 9 à 36 mois selon la faillite (1re ou 2e) et la présence de revenus excédentaires.
  • ⚖️ Opposition possible par un créancier ou le syndic, entraînant une audience devant le tribunal.
  • Les dettes fiscales importantes (art. 172.1 LFI) excluent la libération automatique et nécessitent une audience.
  • ❗️ La notion de « dette fiscale » exclut la TPS/TVQ – seules les dettes d’impôt sur le revenu sont visées.

Consultation confidentielle avec Me Louis Sirois, Téléphone (438) 386-4223

Délais et conditions pour une libération de faillite

La Loi sur la faillite et l’insolvabilité (LFI) établit les règles encadrant la libération d’un débiteur failli. Le principe général est qu’après un délai prescrit, la personne insolvable peut retrouver un nouveau départ financier. Toutefois, certaines conditions et exceptions peuvent s’appliquer.

Libération dans le cas d’une première faillite

  • Sans revenu excédentaire : libération automatique après 9 mois.
  • Avec revenu excédentaire : libération automatique après 21 mois.

Dans les deux cas, l’automaticité peut être suspendue si un créancier ou le syndic s’oppose à la libération devant la Cour.

Libération dans le cas d’une seconde faillite

  • Sans revenu excédentaire : délai de 24 mois.
  • Avec revenu excédentaire : délai de 36 mois.

Le même mécanisme d’opposition s’applique, obligeant le débiteur à justifier sa situation devant un juge.

Détermination des revenus excédentaires

Le syndic autorisé en insolvabilité (SAI) évalue le revenu excédentaire dès l’ouverture du dossier, selon les seuils établis par le Bureau du surintendant des faillites. Ce revenu affecte directement la durée de la faillite.

Exception – Faillite avec dettes fiscales importantes (art. 172.1 LFI)

L’article 172.1(1) LFI prévoit une procédure spéciale obligatoire si :

  • Le débiteur a une dette fiscale d’au moins 200 000 $ (impôt seulement);
  • Et si cette dette fiscale représente 75 % ou plus des dettes non garanties.

Conséquences

Dans un tel cas, la libération n’est jamais automatique. Une audience devant le tribunal est obligatoire. Le juge peut :

  • Accorder la libération sans condition
  • L’accorder avec des conditions (ex. : paiement partiel, probation)
  • La refuser ou la suspendre

Les critères de décision sont prévus à l’article 172.1(4) LFI, incluant la bonne foi, les tentatives de règlement, et la transparence.

Important : la notion de « dette fiscale » dans l’article 172.1 fait exclusivement référence à l’impôt sur le revenu. Elle n’inclut pas la TPS, la TVQ ni les retenues à la source.

Conclusion

Obtenir une libération de faillite dépend du type de faillite, des revenus excédentaires, et de la présence éventuelle de dettes fiscales importantes. Il est donc crucial de consulter un avocat fiscaliste ou en insolvabilité afin de préparer votre dossier, prévenir les oppositions et présenter une défense adéquate en Cour si nécessaire.

Me Louis Sirois, avocat fiscaliste
(438) 386-4223

 

Catégories
Informations

Les contestations possibles dans le cadre d’une demande de libération de faillite au Canada

Libération de faillite au Québec : Contestation et Recours devant le Tribunal

En bref : Votre libération est bloquée ?

Vous pensiez en avoir terminé avec vos dettes, mais un créancier (souvent le fisc), votre syndic ou le Bureau du surintendant s’oppose à votre libération de faillite. Ce blocage a des conséquences juridiques graves.

  • ⚠️ Le danger : Refus de libération, conditions financières punitives, prolongation du statut de failli.
  • ⚖️ La solution : Une représentation vigoureuse devant le tribunal par un avocat d’expérience.

Me Louis Sirois, avocat (Barreau 1987) défend vos droits à Laval et dans le Grand Montréal.
📞 Consultation d’urgence : (438) 386-4223

Catégories
Informations

Loi sur la Faillite et l’Insolvabilité : Articles 168.1 (1) à 182.2 libération du failli

Résumé rapide : Articles 168.1(1) à 182.2 de la LFI

➡️ Que couvrent ces articles ? Ils régissent les obligations des syndics, la libération du failli, les infractions en matière de faillite et les sanctions pénales associées.

À retenir :

  • Art. 168.1 à 168.2 : les syndics doivent signaler les fraudes et gérer les biens du failli.
  • Art. 169 à 178 : encadrent la demande de libération de faillite et ses critères (bonne foi, transparence).
  • Art. 179 à 181 : pénalisent les fausses déclarations, la dissimulation de biens, etc.
  • Art. 182 à 182.2 : précisent les poursuites et délais applicables aux infractions.

Pourquoi c’est important : Ces dispositions protègent l’intégrité du système de faillite et encadrent strictement les droits et devoirs des faillis et des syndics.

Besoin d’assistance ? Notre cabinet vous accompagne à chaque étape d’une faillite ou d’une demande de libération. Prenez rendez-vous ici ou appelez (438) 386-4223.

La Loi sur la faillite et l’insolvabilité (LFI) est une législation cruciale au Canada, offrant un cadre juridique pour la gestion des faillites et des cas d’insolvabilité. Cette loi vise à équilibrer les droits des créanciers et des débiteurs, tout en permettant aux débiteurs de se libérer de leurs dettes sous certaines conditions. Cet article explore en détail les dispositions des articles 168.1 (1) à 182.2 de la LFI, en mettant en lumière leurs implications pour les parties concernées.

Catégories
Informations

Naviguer dans la Reprise Immobilière Avis de 60 jours : Vos Droits et les Solutions Disponibles

Naviguer dans la Reprise Immobilière : Vos Droits et les Solutions Disponibles

Introduction : Faire face à la perspective d’une saisie immobilière peut être une expérience incroyablement difficile et perturbante. En tant que professionnel du droit dévoué, je comprends les complexités de cette situation et suis là pour vous guider à travers le processus. Dans cet article de blog, nous explorerons que faire lorsque vous recevez un avis d’expulsion d’un huissier, vos droits dans une telle situation, ainsi que la gamme de solutions disponibles pour vous aider à protéger votre domicile et votre stabilité financière.

En bref : Recevoir un avis d’expulsion dans le cadre d’une reprise immobilière ne signifie pas que tout est perdu. Plusieurs recours légaux et solutions financières sont à votre disposition.

✔️ Vos droits : Vous avez droit à un avis formel, à la procédure régulière et à des moyens de défense.
✔️ Premières actions : Communiquez rapidement avec votre créancier et consultez un avocat.
✔️ Solutions possibles : Négociation, restructuration de prêt, location, vente volontaire ou recours judiciaire.

⚖️ Agissez rapidement. Un avocat peut vous aider à protéger votre résidence et à explorer toutes les options disponibles.